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EN BREF Le zonage agro-industriel de la filière cotonnière ivoirienne entre en vigueur dès cette campagne 2017-2018. Le décret complet (annexes compris) relatif à cette décision est disponible en téléchargement dans la rubrique Ressources à télécharger. |
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Le Coton fait partie des principales spéculations agricoles ivoiriennes tout comme le café, le cacao, le palmier à huile, l’hévéa, etc . Il est essentiellement cultivé dans le Centre et le Nord du pays. La filière cotonnière ivoirienne organisée en une Interprofession dénommée INTERCOTON, reste l’une  des filières les plus dynamiques du secteur agricole ivoirien.

Après une période de turbulence marquée par une chute drastique de la production imputable à plusieurs facteurs (crise sociopolitique,  insuffisances dans la politique de libéralisation, baisse des cours, etc.), la filière a amorcé sa relance avec une progression depuis ces trois (3) dernières campagnes de la production de coton graine (voir statistiques). Cela  a été possible grâce à une synergie d’actions entre l’Etat, les acteurs de la filière et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

TUO Lacina, Président
VIDEO A LA UNE

PSAC : 20 000 Bœufs de culture attelée aux cotonculteurs ivoiriens !

VIE DE NOTRE FILIÈRE

Le bilan agronomique a été fait en vue de l’élaboration d’un plan stratégique de relance

Dans le cadre du Projet d’Appui au Secteur Agricole de Côte d’Ivoire (PSAC), le siège de la CIDT à Bouaké a servi de cadre du 08 au 10 mai 2017 a un atelier déterminant pour l’avenir de la filière coton de Côte d’Ivoire en berne depuis ces dernières années. “ Bilan agronomique de la campagne 2016-2017 pour l’élaboration d’un plan stratégique de relance de la filière coton” tel est l’intitulé de cet atelier qui a réuni producteurs, sociétés cotonnières, structures de 2ème et 3ème transformation, chercheurs, Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, Conseil du Coton et de l’Anacarde, Anader,...

Trois jours durant, les participants ont à travers diverses communications et des travaux en commission dressé le bilan des différents compartiments de la filière ( recherche, conseil agricole, production de semences,...) et proposé des axes d’améliorations qui devront permettre de booster la productivité et la production. L’atelier a par ailleurs permis de faire des propositions pertinentes pour relever le défi de relance de la filière. Elles s’appuieront évidemment sur les actions de la reforme des filières coton et anacarde initiées par l’Etat de Côte d’Ivoire à travers le Ministère de l’Agriculture depuis 2013.

En effet, la relance de la production cotonnière ivoirienne amorcée depuis la campagne 2013/2014, après avoir atteint 452 000 tonnes de coton graine en 2014/2015, connait depuis, une chute (310 000 t en 2015/2016). Même si une légère hausse a été constatée à l’issue de la campagne écoulée ( 328 000 t avec un rendement de 951 kg/ ha), le résultat reste en deçà des attentes : objectifs de surface, de production et de productivité n’ont pas atteints depuis les deux dernières campagnes, désaffection des producteurs. Une situation imputable certes, au changement climatique mais aussi à la démotivation des producteurs qui n’y trouvent plus leur compte dans la culture du coton très concurrencée par celle de l’anacarde moins pénible et plus rentable, le maïs et l’orpaillage très en vogue dans la zone cotonnière.

Face à ces menaces, un tel atelier s’imposait pour le bilan et proposer des axes d’amélioration pour la survie de la filière coton qui fait vivre plus de trois millions de personnes en Côte d’Ivoire tout en restant le moteur du développement des zones de savane.

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La recherche cotonnière africaine a fait le point annuel de ses activités à Yamoussoukro

Placée sous l’autorité de Monsieur le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, représenté par M. SILUE Gnénéyéri, Directeur de la Protection des Végétaux, du Contrôle et de la Qualité, la 10ème réunion bilan du Programme Régional de Protection Intégrée du Cotonnier en Afrique (PR-PICA), s’est tenue à l’hôtel Président à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, les 24, 25 et 26 avril 2017. Cette rencontre a enregistré la présence d’environ 150 participants, représentants des Structures de Recherche et Sociétés Cotonnières, des Interprofessions des Organisations de Producteurs de Coton des pays membres du PR-PICA (Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire et Togo) ; et des pays observateurs (Cameroun, Ghana, Guinée et Tchad). Ont aussi pris part aux travaux, le Secrétaire Permanent de l’ACA, les représentants de l’Association des Producteurs de Coton Africain (AProCA), les représentants des Firmes agro-pharmaceutiques et divers partenaires au développement venant d’Afrique, notamment le projet ‘Partenariat pour le Coton dans les pays du C4 de l’USAID mis en œuvre par le Centre International pour le Développement des Engrais (IFDC). Les communications de la 10ème Réunion Bilan du PR-PICA ont porté, entre autres, sur la gestion des ravageurs du cotonnier en Afrique de l’Ouest à savoir les nouvelles approches pour améliorer les programmes de protection vulgarisés dans les différents pays, tenant compte du nouveau contexte parasitaire surtout au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Burkina Faso . Mais également sur la mise en place de nouveaux programmes de protection efficaces contre les jassides et les mouches blanches pour le suivi au niveau régional, de l’évolution spatio-temporelle des infestations au champ des principaux ravageurs en vue d’actualiser les stratégies de gestion. Le parasitisme a été globalement moyen dans tous les pays du PR-PICA sauf au Sénégal, où il a été relativement important avec une dominance d’Helicoverpa Armigera et Bemisia Tabaci.

La recherche des nouvelles molécules efficaces vis-à-vis des arthropodes ravageurs majeurs ou émergeants, encouragée les résultats probants obtenus en ce qui concerne les biopesticides, des matières actives qui peuvent être raisonnablement intégrées dans les programmes de protection en tenant compte des variations saisonnières des ravageurs.

Par ailleurs, il a été question de l’évaluation de l’efficacité de nouveaux programmes de protection phytosanitaire adaptés au statut actuel du faciès parasitaire dominé par H. Armigera, B. Tabaci, J. Fascialis et les chenilles endocarpiques. Notons également le chapitre sur la situation parasitaire dans un contexte de changement climatique et d’utilisation du Coton Génétiquement Modifié avec exemple le cas du Ghana : Situation des insectes nuisibles dans les zones agro écologiques : impact du changement climatique et utilisation des OGMs.

Il y a eu aussi une étude sur la gestion de la fertilité des sols en culture cotonnière en Afrique de l’Ouest et surtout sur la contribution de la culture du coton à la sécurité alimentaire : cas du maïs en Afrique de l’Ouest et du Centre. Les tests effectués cette année ont montré que l’arrière effet des nouvelles formules d’engrais a impacté positivement la production de maïs.

En marge de cette réunion bilan, le Comité de Pilotage a eu des échanges avec les délégations du Cameroun, du Tchad et de la Guinée qui ont manifesté leur intérêt à adhérer au PR-PICA. En termes de conclusion de cette 10 ème réunion, il a été recommandé aux sociétés cotonnières de prendre en compte les matières actives et programmes de protection éprouvés dans les différents pays et ayant leur efficacité, pour une gestion optimale et durable des ravageurs.

Enfin, il faut noter que pour les deux prochaines années, le Comité de pilotage du PR-PICA sera présidé par le malien Ousmane Traoré qui remplace à ce poste le sénégalais Oumar Khouma. Un superbe diner-gala a mis fin à ce rendez-vous de Yamoussoukro organisé avec succès par INTERCOTON. Au cours cette soirée, un hommage a été rendu aux sponsors et à deux pionniers du PR-PICA pour services rendus. Il s’agit de : MM. TOGOLA Mamoutou et ABA Achi respectivement, Chercheur et ex-membre du Comité de pilotage du PR-PICA, tous deux à la retraite.

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INTERCOTON a initié une grande campagne radio de sensibilisation et d’information des bénéficiaires du PSAC-coton

INTERCOTON a lancé depuis le 25 février 2017 une campagne radio de sensibilisation et d’information des bénéficiaires du Projet d’Appui au Secteur Agricole en Côte d’Ivoire (PSAC), volet coton. Elle se déroule sur son réseau de dix (10) radios de proximité partenaires émettant dans le bassin cotonnier notamment à : Bouaflé, Mankono, Boundiali, Odienné, Niofoin, Korhogo, M’bengué, Ouangolo, Dikodougou et à Niakara. Les 13 messages prêts à diffuser en trois langues ( français, sénoufo, malinké) qui seront écoutés durant au moins trois mois sur les ondes desdits radios portent sur les thématiques suivantes :

- le PSAC (présentation) ;
- les Bœufs de culture attelée et matériels ( modalités d’acquisition,...); - les Pièges à mouche tsé-tsé ( protection) ;
- les Abris-étable pour les BCA ( nécessité) ;
- l’Assurance des BCA (nécessité) ;
- la Vaccination des BCA (nécessité) ;
- la promotion du Genre dans la culture du coton ;
- le Danger des produits phytosanitaires ;
- le Travail des enfants et la scolarisation ;
- la Qualité du coton graine ;
- l’Appui aux OPA par le PSAC ;
- l’Appui au Conseil agricole et à la production de semence par le PSAC ;
- la Réhabilitation des pistes par le PSAC.

Cette action répond à une des préoccupations des PTFs du PSAC en matière de visibilité. Ceux-ci ayant recommandé lors de la dernière revue à mi-parcours que la communication et la visibilité du projet soient davantage axées sur l’information et la sensibilisation des bénéficiaires.

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Constitution des Organisations Interprofessionnelles Agricoles (OIA) : INTERCOTON et AIPH ont partagé leurs expériences avec les autres filières du PSAC

Mettre en place un cadre de concertation entre la tutelle et acteurs des filières ; mettre en place un groupe de suivi pour la revue des textes régissant les Organisations Interprofessionnelles Agricoles (OIA) ; mettre en place un comité d’arbitrage; créer un fonds pour accompagner le processus des OIA. Telles sont les principales recommandations issues de l’atelier dit de “ partage d’expériences pour le renforcement des capacité de INTERCOTON et de l’AIPH ( interprofession de la filière palmier à huile)”.

Cet atelier a regroupé du 15 au 17 février 2017 à Grand-Bassam, une centaine de participants venus des ministères, des structures sous-tutelle, des Projets, des acteurs des cinq filières agricoles ciblées par le Projet d’Appui au Secteur Agricole en Côte d’Ivoire (PSAC), à savoir, coton, anacarde, café-cacao, palier à huile, hévéa, ainsi que des Partenaires Techniques et Financiers.r
La rencontre initiée par le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) à travers sa Direction des Organisations Professionnelles Agricoles (DOPA) sur financement du PSAC, a été meublée par plusieurs communications. Ce sont notamment celles de INTERCOTON et de AIPH, deux des trois interprofessions jusque-là reconnues dans le cadre de l’ordonnance N° 2011-473 du 21 décembre 2011 relative aux Organisation Interprofessionnelles Agricoles. Elles ont ainsi à travers des présentations portant sur leur processus de reconnaissance, ainsi que leur fonctionnement et l’impact de ladite reconnaissance sur elles, partagé leurs expériences avec les autres filières aspirantes. Les difficultés à constituer le collège des producteurs et à mobiliser les fonds nécessaires à la conduite du processus ont été diagnostiquées comme les principaux obstacles à surmonter par ces filières.

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Le problème de la semence coton examiné

Dans le cadre du Projet d’Appui au Secteur Agricole en Côte d’Ivoire (PSAC), un atelier s’est tenu les 8 et 9 février 2017 à Bouaké pour trouver des solutions à l’épineux problème de production de semences coton de qualité et en quantité suffisante. Il a consisté à la restitution d’une étude diagnostique du système semencier et à l’élaboration d’un plan de production, commandée à des Experts. Deux jours durant, représentants de Partenaires Techniques et Financier (PTF), Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), de producteurs, de sociétés cotonnières, du Conseil du Coton et de l’Anacarde, de l’Unité de Coordination du PSAC, et de la Cellule de Coordination de INTERCOTON ont saisi au bond les résultats de cette étude pour formuler des recommandations visant à aider à la production et à la multiplication suffisante de semence de qualité pour booster le rendement du coton et le revenu des producteurs. Au nombre de celles-ci, la mutualisation de la production de la semence.

Parmi les problèmes auxquels est confronté la filière cotonnière ivoirienne depuis la crise de 2002, figure celui de la semence de coton. Une des conséquences de la crise militaro-politique ayant été la destruction de la Station de recherche sur le coton du CNRA, et avec, de tout le dispositif semencier coton.

Depuis quelques années, il est vrai que les efforts de la filière et l’appui de l’Union Européenne ont permis, avec l’expertise technique du CNRA, de remettre sur les rails la production de semences de base et de pré-base. Mais il existe hélas encore des difficultés dans la multiplication à grande échelle de cette semence pour doter tous les producteurs de coton de semences de qualité et en quantité suffisante, alors que la productivité et la rentabilité de la culture de coton dépendent énormément de ce facteur. Il faut savoir que le potentiel de productivité des variétés mises à la disposition de la filière par le CNRA atteint les trois tonnes à l’hectare. Cependant, le rendement moyen actuel en milieu paysan dépasse à peine 1 t/ha à cause, en partie de l’utilisation de semences tout-venant de mauvaise qualité.

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